La vente en ligne de cosmétique gagné du terrain en Europe !

L’arrivée de jeunes marques utilisant les réseaux sociaux remet en cause les grands du secteur.
Internet et les réseaux sociaux comment à avoir un impact conséquent sur le marché des cosmétiques. La beauté, qui avait jusque là résisté au chant des sirène du digital- les consommateurs ayant besoin de toucher ou sentir les produits,-serait en passe de céder, après l’habillement, les chaussures ou la nourriture. Bien sûr , il reste de fortes réticences au achats en ligne. En Europe, 20 % des personnes interrogées refusent d’acheter leurs soins sur la toile selon A.T Kearney.

inRead invented by Teads
En France, note de son coté le cabinet Simon Kucher&Partners dans une étude, réalisée en partenariat avec Research Now, « 50 % des consommatrices y sont réfractaires », y compris les plus jeunes. « Mais dans les magasins, 43 % des acheteuses de maquillage par exemple, n’hésitent pas, avec leur smartphone à se renseigner pour comparer les prix, ou demander un avis», précise Martin Crépy, en charge du secteur.

fotolia_57291921_xs
Dans l’Hexagone, les ventes en ligne de produits de beauté sont estimées à 5 % du marché, contre 10 % déjà en Angleterre. « La France est mûre pour ce phénomène. Un rattrapage va se faire », estime Joël Palix, le patron du site anglais Feelunique, qui a débarqué en force en France, avec 25.000 produits, et 450 marques. Sur son marché historique, la société a mis en place le service « Try me », qui permet de livrer un produit, avec un échantillon. Et de le renvoyer s’il ne plaît pas. Sephora propose de son coté depuis l’an dernier de retirer une commande passée sur Internet dans un magasin trois heures plus tard.
Les tutoriels proposés en ligne, les recommandations des blogueuses, et les outils de diagnostics favorisent de plus en plus vers ces nouveaux comportements d’achat. En Europe, « le commerce en ligne des cosmétiques devrait croître de 8 % par an jusqu’en 2019 », estime A.T Kearney. Avec les produits d’hygiène, il représenterait près de 5 milliards d’euros selon Euromonitor. Aujourd’hui Amazon arrive en tête des distributeurs de cosmétiques en Allemagne et en Angleterre.
Ce nouveau modèle est aussi en train de rebattre les cartes du marché mondial, en faisant apparaître de nouveaux concurrents pour les groupes comme L’Oréal ou Unilever. Avec les réseaux sociaux, les marques de niche ont fait sauter les barrière d’entrée du secteur. Plus besoin de lourds investissements publicitaires pour se faire connaître. «C’est ce qui explique la vague de nouveaux entrants dans les soins de la peau ou le maquillage. Dans le passé, ils n’auraient pas été aussi rapidement rentables », soulignent les analystes de Barclays. A l’exemple de l’italien Kiko qui fait un carton dans le maquillage, avec une offre accessible.

Unknown
Ces jeunes labels ont aussi su se positionner sur de nouvelles tendances du marché, comme les soins cheveux naturels, loupées par les grands. « Certains industriels se sont adaptés en rachetant des marques alternatives », note Pascal Armoudom de A.T Kearney. Comme l’Oréal qui a racheté NYX, une marque américaine 100 % digital, ou LVMH avec Benefit, basée à San Francisco qui compte 12 millions de followerS.

Source : http://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/021842411448-le-marche-de-la-cosmetique-bouscule-par-le-digital-1213987.php

Alexandra SEFANI

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s