L’importance du digital lors des attentats Parisiens de ce Vendredi 13 Novembre.

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Après ce Vendredi 13 de l’horreur que nous avons vécu, le luxe me paraît vite superficiel et dérisoire. Aujourd’hui, je n’ai pas envie de vous parler de la place du digital dans ce monde de soie et de paillettes.

Tout au long de cette soirée de terreur et de ce très long week-end, j’ai remercié le digital. Beaucoup d’entre nous étions collés à nos écrans de télévisions. Scotché devant les éditions spéciales de TF1, France télévision ou BFM TV… Peu importe, nous attendions tous chaque information avec tristesse, peur et colère, nous voulions comprendre.

Pluie d’informations dans cette sombre soirée…

On se sent seul dans ces moments là. Pour ma part, jeune étudiant dans un petit studio de banlieue parisienne, je n’ai pas quitté mes réseaux sociaux. Rapidement, Twitter s’est emballé. Dès le début de la soirée, j’ai compris que quelque chose sans précèdent était entrain de frapper ma nation, celle dans laquelle j’ai grandi, partageant et prônant haut et fort ses valeurs et symboles. Ma France allait être fortement bouleversée et endeuillée.

Les réseaux sociaux, autres que de se plaindre, de flatter notre égo, de partager notre vie servent aussi beaucoup à l’information. Ils nous l’ont encore prouvés ce week-end. Chaque seconde, minute de ce malheureux vendredi, les comptes d’informations se sont démenés. En 140 caractères sur Twitter, direct, clairs et précis, l’AFP et autres comptes d’informations se sont unit afin de ne pas nous laisser dans le dénis. On apprenait alors les lieux des fusillades et voyait tristement le bilan des morts et blessés s’alourdir…

Sur Facebook aussi, les comptes d’informations étaient présents. Cependant, dans ces moments de panique, la réactivité et la précision des posts ne peuvent à mon sens égaler Twitter. Facebook à cependant montrer une réactivité exemplaire dans le besoin de rassurer nos amis. Toute personne à/proche de Paris et géo localisée a pu indiquer être en sécurité. Sur Periscope, l’application permettant de filmer et partager en temps réel, nous pouvions vivre la panique avec des témoins de scènes, c’était alors le cas lors de la fusillade au Bataclan.

Un élan de solidarité sans précédents…

Ce soir là, beaucoup de parisiens proches des évènements accueillaient chez eux des personnes bloquées dehors. Grâce au #PortesOuvertes une mise en relation était réalisée entre l’accueillant et les personnes dans le besoin de la twittosphère. Les messages, hommages, hashtags ne se sont pas fait attendre. #RechercheParis, lui, a pour but de communiquer des noms, des portraits de personnes qui n’ont pas données de nouvelles à leurs proches. À travers ce hashtag, vous pouvez donner toute information sur l’individu en question si vous en avez. D’autres posts bouleversants annonçaient le décès de victime par des proches. Certains recherchaient au contraire les personnes leurs ayant sauver la vie lors de cette catastrophe.

Inconnus, artistes, politiques et chefs d’états du monde entier ne se sont depuis plus arrêtés de partager leur douleur. Ce samedi, Facebook proposait à ses utilisateurs de recouvrir leur photo de profil par le drapeau tricolore français. L’application Snapchat proposait, elle, une story Pray for Paris contenant des messages de soutiens de tous pays. Sur Instagram comme sur d’autres réseaux, certains publient des photos noires ou alors ces innombrables clichés et dessins de soutiens.

Sans titre

Ces réseaux nous informent, nous rassurent, nous lient. De nombreuses rumeurs et quelques commentaires déplacés voient aussi le jour, mais ce que je retiens aujourd’hui, c’est cette union et solidarité internationale.

Nous avons peur. Peur d’avoir peur, constamment, de perdre des proches, de perdre l’inconnu du café d’en face, de perdre notre vie, mais est-ce comme cela que l’on vit ? Profitons de nos libertés. Aimons.

« La France incarne tout ce que les fanatiques religieux du monde détestent : la joie de vivre par une myriade de petites choses : le parfum d’une tasse de café et des croissants le matin, de belles femmes en robe souriant librement dans la rue, l’odeur du pain chaud, une bouteille de vin que l’on partage entre amis, quelques gouttes de parfum, les enfants qui jouent dans les jardins du Luxembourg, le droit de ne croire en aucun dieu, de se moquer des calories, de flirter, fumer et apprécier le sexe hors mariage, de prendre des vacances, de lire n’importe quel livre, d’aller à l’école gratuitement, jouer, rire, se disputer, se moquer des prêtres comme des politiciens, de ne pas se soucier de la vie après la mort. Aucun pays sur terre n’a de meilleure définition de la vie que les Français » Commentaire d’un article du The New York Times.

#Noussommesunis

Loann Greulich

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